Théâtre du Grütli

Contre le progrès . Contre l'amour . Contre la démocratie

Une trilogie d'Esteve Soler

28.09 13.10 2012

Prenez un homme. Confrontez-le à ses semblables. Poussez-le dans les bras d’une femme ou dans l’étreinte du confort. Bercez-le d’illusions. Au final, faites résonner sa tête contre un mur, que retentisse ce bruit singulier qui caractérise la stupeur. Progrès, amour et démocratie. Trois thèmes fondamentaux dont l’auteur catalan Estève Soler s’est emparé pour les dégonfler comme des ballons de baudruche. En les prenant au mot s’il le faut. Car Esteve Soler est aussi un écrivain du bon sens, même s’il s’agit de plus en plus d’un sens interdit. On s’y engage sans jamais être sûr d’en revenir. D’ailleurs, on n’en revient pas. Comme ce personnage qui, dans Contre la démocratie, se prend un pavé de plusieurs tonnes sur la figure. C’est un incident fâcheux et relativement douloureux. «Il faut faire preuve d’une certaine habilité pour taper dans le mille», constate benoîtement le lanceur. Il faut faire preuve d’une certaine habileté, aussi, pour écrire une vingtaine de tableaux «burlesques», «surréalistes» ou «du Grand Guignol» aussi percutants. Un matériau d’une incroyable richesse dans lequel 5 metteurs en scène romands – Erika von Rosen, Yvan Rihs, Eric Devanthéry, Pierre Dubey et Xavier-Fernandez Cavada – sont allés puiser. De leur confrontation dialectique, esthétique, stylistique et poétique est né ce spectacle «collectif» qui est aussi une grande première francophone puisqu’il propose l’intégralité de la trilogie.


Esteve Soler, né en 1976 à L’Hospitalet de Llobregat, en Catalogne, a étudié la mise en scène et la dramaturgie à l’Institut de théâtre de Barcelone. Ses dernières pièces sont : Runes, Jo soc un altre !, Davant de l’Home et Contra el progres, dont la traduction en français est signée Alice Denoyers. Il a traduit deux pièces de Sarah Kane : 4.48 Psychose et Purifiés. Par ailleurs, Esteve Soler est critique de cinéma et membre de la rédaction de la revue théâtrale Pausa. Il vit à Barcelone et travaille régulièrement avec la Sala Beckett. A l’heure actuelle, et malgré le succès qu’elles rencontrent en Espagne, peu de ses pièces ont été montées dans les pays francophones.


Mardi, jeudi et samedi à 19h, mercredi et vendredi à 20h, dimanche à 18h. Relâche le lundi.

Ce spectacle a lieu dans Grande salle (sous-sol). Durée du spectacle : 2h50 avec entracte


Mise en scène Yvan Rihs, Erika Von Rosen, Pierre Dubey, Eric Devanthéry, Xavier Fernandez-Cavada 
Scénographie et lumières Jean-Michel Broillet 
Traductions Alice Denoyers, Martine Lucas 
Avec Jacques Michel, Carine Barbey, Joëlle Fontannaz, Roland Gervet, Carine Baillod, Catherine Favre, Isabelle Tosic, Michel Lavoie, Sarah Marcuse, Djamel Belghazi, Mehdi Duman, Nathalie Cuenet, Aurore Jecker, François Revaclier, Marc-André Müller, Claude Vuillemin 

Production Théâtre du Grütli Avec le soutien de la Loterie Romande, Ernst Göhner Stiftung et le Service culturel Migros Genève Remerciements à Utopiana.
Nocture Soler vendredi 28 septembre à l'issue du spectacle! L'auteur sera présent et à disposition pour vos questions.


La Ballade du soldat Bardamu
26.06 29.06 2018

La Ballade du soldat Bardamu

Le dernier qui sort éteint la lumière !
29.06 2018

Le dernier qui sort éteint la lumière !